COMMUNIQUE DE PRESSE N°002/USPR/P/2018
Au moment où se tient à N’Djamena ce 24 octobre un Sommet de la CEMAC, en partie consacré à la Sécurité, l’Union Sacrée Pour la République demande aux Chefs d’Etat de la région présents au Tchad, d’exhorter le président Idriss Déby Itno, à ouvrir les portes des écoles. Des millions d’enfants expressément privés d’éducation peuvent constituer un grand danger pour la société de demain. ‘’ Celui qui ouvre une école, ferme une prison’’, disait Victor Hugo. Si cette citation devenue aujourd’hui maxime est comprise et appliquée, le Tchad de demain aura moins de problèmes d’insécurité à résoudre, car tous les enfants ou la majorité d’entre eux auront été bien formés et éduqués, ce qui est loin d’être le cas, actuellement. Des pays comme le Sénégal qui ont compris les enjeux de l’école consacrent plus de 20% de leur budget à l’Education.
Il est impératif que le Tchad se soucie de l’avenir de sa jeunesse en s’inspirant de tels exemples. Dans un contexte de guerre, on pourrait admettre que les enfants ne fréquentent pas, mais en temps normal, priver les enfants de l’éducation pour la deuxième année consécutive est une chose totalement absurde et incompréhensible. C’est une grave violation du droit à l’éducation, consacré par la Constitution.
Par ailleurs, l’USPR s’indigne du blocus dans les négociations entre le gouvernement et les syndicats. Nous exhortons les deux parties à être sensibles aux souffrances des populations, en renouant le dialogue pour permettre une reprise des cours dans les écoles publiques. Car, c’est malheureusement la population tchadienne qui est la grande victime de ce bras de fer, elle qui n’a ni les moyens financiers pour se faire soigner dans les cliniques huppées de l’Hexagone et du Mahgreb ni la possibilité d’envoyer ses enfants étudier à l’extérieur du pays.
Fait à N’Djamena le 24 octobre 2018
Le Président de l’U.S.P.R
François Djékombé
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