Alors que s’ouvre ce samedi
15 septembre à N’Djamena un forum national de la jeunesse présidé par le
président de la République, l’Union sacrée pour la République (USPR) exhorte le
gouvernement tchadien et les syndicats à très rapidement renouer le dialogue
pour permettre à quelque trois millions d’écoliers tchadiens privés d’éducation
l’année dernière de reprendre le chemin de l’école. A deux semaines de la
rentrée des classes, l’USPR estime que la priorité du moment doit être pour le
gouvernement de rassurer les parents et les élèves quant à une reprise
effective et normale des cours le 1er octobre prochain et non
l’organisation d’un forum, du reste grandement contestée par une bonne partie
d’organisations et de mouvements des jeunes. En effet, le critère même du choix
de ces 400 jeunes participants à ce forum consistant pour le ministre de la
jeunesse à demander au gouverneurs et aux maires de désigner les jeunes de
leurs circonscriptions, sachant bien que tous ces jeunes seront forcément issus
du parti au pouvoir (MPS) pose problème, car ils vont se permettre de parler au
nom de tous les jeunes tchadiens alors qu’ils sont issus d’un seul bord
politique.
En tout état de cause, l’Union sacrée pour la République exhorte le
président Déby à s’armer de courage et engager un dialogue franc et sincère
avec la plateforme syndicale revendicative afin de permettre la reprise du
travail dans l’Administration publique, paralysée depuis le mois de mai 2018.
Les jeunes tchadiens n’ont pas besoin de forum, ils ont besoin d’aller à
l’école pour bien se former, recevoir une éducation de qualité et être des
responsables respectés dans la société de demain. L’avenir de plus de 3
millions d’élèves a été hypothéqué l’année dernière, qu’il n’en soit pas ainsi
cette année. L’USPR se félicite que les autorités promeuvent l’excellente en
primant 106 meilleurs bacheliers cette année, mais de la même manière que ces
nouveaux bacheliers sont félicités et encouragés, les 30.000 autres bacheliers
de cette année ont besoin de savoir à quel moment ils doivent déposer leurs
dossiers dans les Universités pour poursuivre les études supérieures. ‘’Ouvrir
une école, c’est fermer des prisons’’, disait Victor HUGO. L’Union sacrée pour
la République exhorte le gouvernement tchadien à se saisir de cette maxime et
faire de l’éducation de nos enfants, la priorité des priorités.
Fait à N’Djamena le 15
septembre 2018
Le Président de l’USPR
François Djékombé
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