Thème : Démasquer la face cachée de la 4ème République
Propos liminaires du
président
-
La
4ème République est caractérisée par l’embrigadement des
libertés associatives, politiques et syndicales : ordonnance sur la
presse, ordonnance sur les partis politiques, ordonnance sur les associatives,
ordonnance sur le statut de l’opposition démocratique etc. etc.
-
Le
régime MPS est un régime tueur des Tchadiens avec une destruction planifiée et
programmée de la jeunesse : du chômage ambiant à la fermeture des écoles
en passant par la suppression des bourses d’études sensée aider le CNOU à
améliorer les conditions d’études comme la restauration, le transport, les
bibliothèques etc. rien n’est fait sur le terrain, les étudants n’ayant que
leurs yeux pour pleurer
-
Par
un coup de tête, le président prône les séries scientifiques, mais avec quel
moyen et pour quelle finalité ? Quel est le projet scientifique du
Tchad ? On va former des scientifiques qui vont chômer et pas considérés
comme la plupart des cadres du pays aujourd’hui.
-
Vous
avez compris il y a seulement quelques jours pour ne pas dire quelques heures
que la Fondation Gros cœur s’attaque à l’épineux problème de l’éducation, vous
voyez apparaitre là aussi à la télé des gens qui ont géré des projets éducatifs
et qui ont enterré ce pays s’interroger sur la méforme de l’école tchadienne.
C’est simplement incroyable de voir certains se demander comme par ironie
pourquoi l’école tchadienne ne marche en prétextant eux-mêmes chercher des
voies et moyens pour résoudre la crise de l’école.
L’Union sacrée pour la république
prône une société axée sur un trépied :
-
Une
société basée sur une justice libre et indépendante
-
Une
société basée sur le respect et la promotion de la dignité humaine
A ce titre, l’Union sacrée pour la
République exige la libération immédiate du Général Baba Ladé, prisonnier
politique du président Déby, détenu pendant longtemps à la prison de Koro Toro
sans jugement et transféré depuis peu à la prison d’Amsinéné à N’Djamena suite
à une forte pression des défenseurs des droits de l’homme et de la Communauté
internationale.
Nous exigeons aussi l’accélération
des processus de jugement des prévenus détenus pendant des mois voire des
années sans jugement. C’est inadmissible dans un Etat qui se proclame de droit.
Nous exigeons enfin l’amélioration
des conditions carcérales dans toutes les geôles du pays.
De tous les droits basiques, priment
sur les autres les droits à l’éducation et à la santé. Or, c’est pour la
deuxième année consécutive que le régime MPS est incapable de permettre aux
enfants tchadiens d’aller à l’école. Et après 6 mois, après une grève d’usure,
le régime apparait comme celui qui a sauvé les Tchadiens, à s’en convaincre par
les félicitations adressées au Secrétaire général du MPS après la signature du
fameux accord.
L’USPR demande au président Idriss
Déby, s’il est incapable diriger le Tchad, d’organiser des élections anticipées
et se retirer du pouvoir de manière tout à fait honorable. L’histoire retiendra
alors de lui comme ce démocrate tchadien qui, après 28 ans de règne sans
partage, a préféré prendre sa retraite pour assurer la stabilité du Tchad et la
continuité de ses acquis démocratiques.
L’USPR, tout en cherchant à mieux
connaitre ce qui se passe dans le nord du Tchad, demande toutefois au
gouvernement de ne pas exercer une violence gratuite sur les paisibles
populations dans les provinces du Borkou et du Tibesti. Il s’agirait vraisemblablement
d’une guerre économique visant pour le pouvoir MPS à mettre la main sur les
mines d’or de cette partie du pays, sans tenir compte des besoins de la
population locale. Toutes les exploitations des riches minières et minéralières
de toutes les provinces du pays doivent, même si elles font partie de la
richesse nationale aussi profiter aux populations locales, notamment aux jeunes
qui doivent être employés dans les différentes carrières et pour la main
d’oeuvre. De même, les désidératas des populations riveraines quant à la
construction d’école, d’hôpitaux, de forages hydrauliques et autres
infrastructures de base doivent être respectés.
L’Assemblée nationale n’existe que de
nom. Il est temps de renouveler cette Assemblée nationale budgétivore. Depuis 3
ans, l’Assemblée nationale fonctionne de manière légale, mais illégitime, parce
que le mandat prolongé ad vitae aeternam par la seule volonté du président
Déby. Le peuple tchadien avait élu ses députés en 2011 pour un mandat de 4 ans
et non de 8 ans. il est impératif de mettre sur pied sans délai une nouvelle
législature.
Il en est de même pour le mandat des
maires et autres conseillers municipaux arrivé à expiration cette année.
Le président de la République n’est
pas un dieu. C’est un être humain avec ses forces et faiblesses, avec ses
défauts et qualités. A 66 ans aujourd’hui, le président ne peut pas prétendre
avoir la vigueur du buffle ou du lion pour parcourir toute l’administration du
Tchad et mettre ses concitoyens au travail comme par un coup de fouet. On ne
peut pas prôner une politique de la décentralisation et concentrer en même
temps tous les pouvoirs entre les mains d’un seul homme. Nous pensons qu’il
convient de restaurer le poste du Premier ministre, supprimé par volonté de vengeance
ou de défi entre le président Déby et son Premier Ministre d’alors.
Mesdames et messieurs les
journalistes, les sujets d’actualité sont certes nombreux dans notre pays, mais
voilà ce que nous pourrions dire en guise d’introduction pour ouvrir la séance
des questions-réponses marquant la rentrée politique de notre parti, l’Union
sacrée pour la république.
Je vous remercie.
Commentaires
Enregistrer un commentaire